historique

Salons France Amériques
Hôtel Le Marois
9-11 Avenue Franklin Roosevelt
75008 Paris

Jules Polydor, comte le Marois (1802.1870),fils du Général Jean Léonor François (qui était l’un des principaux aides de camp de Napoléon 1er, secrétaire d’Ambassade puis député sous Louis-Philippe Il) devint sénateur en 1852, au retour du régime napoléonien.

Héritier d’une immense fortune, il collectionnait tant la peinture ancienne que moderne.

C’est en 1857 qu’ il décida d’abandonner son vieil hôtel de la rue Blanche pour venir s’installer dans ce quartier des Champs-Elysées qui commençait tout juste à s’animer, où il y fit construire l’hôtel Le Marois.

Reliée à la rive gauche depuis la création du Pont de l’Alma, l’avenue des Champs-Élysées et ses alentours immédiats devinrent le cœur de la haute société du Second Empire et particulièrement celle des Napoléoniens : à l’instar de la comtesse de Montijo, de la duchesse d’Albe, du duc de Morny, des maréchaux, des ministres, le comte Le Marois choisit le périmètre boisé et aéré du rond-point.

Parce que son nom était cité sur des documents datant de 1898 et de 1923, l’architecte L. Lefranc (56, rue de Londres) s’était vu attribuer la construction de l’hôtel. Les archives de l’hôtel Le Marois ont presque toutes brûlé dans un incendie récent et n’ont subsisté du désastre que quelques titres de propriété. Il convient d’en restituer la paternité à Henri Parent.

Par acte passé le 30 mai 1863 devant Maître Du Boys, Notaire à Paris, Jules Polydor Le Marois fit de l’architecte Henri Parent son mandataire spécial « pour demander toutes autorisations nécessaires relatives à la construction.., faire tous devis et marchés avec tous les entrepreneurs…, régler et arrêter tous comptes de mitoyenneté… ».

La demeure, terminée en 1865, resta propriété des Le Marois jusqu’en mars 1927, date à laquelle la comtesse Jacques-André de Ganay (née Le Marois) la vendit à l’Association France-Amériques.